Le consulant et son client : Eros et Thanatos
Le consultant réserve toute ses attentions à son client. C’est avec un “mais bien au contraire, j’attendais votre appel” qu’il reçoit son client inquiet qui l’appele à 22h pour revoir avec lui la démarche qu’on lui a proposée. Bien souvent le client tant à oublier qu’il n’a pas seulement en face de lui une ressource dont le coût journalier peut très largement dépasser celui d’un smic mensuel, mais un être humain avec un petit coeur fragile qui bat tout doucement… (Snif, j’ai réussi à vous faire verser une larme sur le sors du consultant?) Le consultant le lui rend bien…  Un client est pour lui par définition incompétent, à l’ouest, ou à la ramasse. Il ne sait que faire des “lettres au père noël” (j’ai l’impression de l’entendre à chaque appel d’offre cette expression là ). Et il s’agit donc de le faire atterrir doucement. Il faut lui faire comprendre que son entreprise rigide et archaique n’est pas prête pour la révolution en cours et le tempérer dans ses ardeurs. Son cahier des charges est un vrai torchon, c’est bien normal, il aurait mieux fait de faire appel à nous pour cela. Le client a habituellement une bonne queue de vâche, qui l’empêche de tenir tout stylo ou de taper au clavier, quand à réflechir n’en parlons pas, c’est extrèmement douloureux et cela necessite souvent de se plonger dans des tonnes de documentations fastidieuses. Cependant ne l’en blamons pas. S’il lui venait la malheureuse idée d’avoir un cerveau, il se rendrait peut être compte que le consultant senior qui lui a été vendu a encorre ses boutons de puberté et n’a besoin de raser son petit duvet disgracieux q’une fois par semaine.