Il y a des mots comme ça, je ne sais pas si c’est propre à un cabinet ou plus généralement à la profession de consultant qui reviennent cycliquement mais inlassablement et pesamment. C’est le cas du mot dithyrambique. La fin d’année approche et les entretiens annuels d’évaluations aussi. C’est l’occasion pour les gradés à plumes et à badges de se rassembler pour évaluer leurs équipes. L’exercice est bien souvent un peu caricatural. Etonnament l’expression bankable ne fait pas partie du vocabulaire du milieu du conseil mais c’est pourtant bien de ça qu’il s’agit. Il n’y a en effet que deux sortes de consultants:
- le consultant bankable : c’est le bon soldat qui ramene des fees au cabinet et sur qui on peut s’appuyer.
- le boulet : c’est le consultant qui s’est grillé dans tout le cabinet et dont personne ne voudrait pour travailler sur sa mission, même vendu à des prix cassés.
Et c’est là que le mot dythirambique intervient :
Lorsqu’on décrit ce que pense le client d’un consultant de rang alpha on emploi toujours le mot “dythirambique”. On assite donc à une situtation assez amusant voire grotesque où un défilé de manager présente le bilan de l’année de leur consultant fétiche en glissant quasi systémtquement : “le client en parle en des termes dythirambiques”.
December 9th, 2008 | Tags: évaluation, fees, performance, stereotypes | Category: RH, Salaires | Leave a comment